Le Far West numérique selon Pedro Sánchez
À Dubaï, Pedro Sánchez sort le colt rhétorique et dégaine contre ce qu’il appelle le Far West numérique. Le constat est brutal, et pour une fois, pas totalement faux.
À Dubaï, Pedro Sánchez sort le colt rhétorique et dégaine contre ce qu’il appelle le Far West numérique. Le constat est brutal, et pour une fois, pas totalement faux.
Oui à toi, à vous, à tout l'monde en fait. Aux proches, aux lointains, aux inconnus, à ceux qu’on ne reverra jamais, à ceux qu’on mute sur les réseaux sociaux mais à qui on souhaite quand même « le meilleur ». Parce que c’est comme ça. Parce que le calendrier a changé de chiffre et qu’il serait mal vu de ne rien dire.
Petite mise au point avant de croire aux slogans : Il y a des expressions qui font du bien aux oreilles comme cloud souverain, hébergement européen, conforme au RGPD, données sous contrôle. La protection des données ne dépend ni des slogans, ni des frontières, mais du droit auquel obéit l’opérateur qui les exploite.
Il y a quelques années, on notait un film sur Allociné, un aspirateur sur Amazon, et basta. Aujourd’hui, on note tout. Absolument tout. Ton resto, ton coiffeur, ton garagiste, ton médecin, ton kiné, ton ostéo, ton livreur… ta propre existence bientôt ?
« Faire simple ». C’est la nouvelle manie de la Commission européenne. Après avoir réglementé à tour de bras pendant une décennie, Bruxelles s’est soudain découvert une passion pour la “simplification du numérique”. Dans la grande tradition bruxelloise, “simplifier” signifie évidemment "supprimer ce qui dérange".
Depuis vingt ans, chaque gouvernement jure que la France va « reconquérir sa souveraineté numérique ». Discours enflammés à Bercy, logos tricolores, plans d’investissement au nom qui fleure bon la République… mais qu'en est-il dans les faits ?
Il fallait s’y attendre. Après les voitures, les fusées, les cerveaux connectés, les plateformes de haine et les satellites espions, Elon Musk s’attaque désormais à… la connaissance. Et comme d’habitude, il a trouvé le moyen de la rendre payante en idéologie : bienvenue dans Grokipedia, l’encyclopédie “libre” (surtout de tout sens critique).
On nous avait promis l’économie circulaire, en réalité c’est plutôt une spirale toxique. Le Basel Action Network (BAN pour les intimes) vient de publier un rapport explosif intitulé “Brokers of Shame”, et autant dire que ça sent le plastique brûlé à des kilomètres. L’enquête révèle comment dix entreprises américaines, certifiées “recycleurs responsables”, exportent chaque mois des milliers de tonnes de déchets électroniques vers l’Asie du Sud-Est. Des “recycleurs” qui recyclent surtout les mensonges, en transformant les ordures en or (au sens propre).
Ah, la France moderne ! Toujours à la pointe du progrès quand il s’agit d’ajouter une couche de techno-paperasserie à la vie du citoyen. Après le pass sanitaire, le compte FranceConnect et la vignette Crit’Air, voici le péage en flux libre. Un nom qui sent bon la route dégagée et la liberté retrouvée… sauf qu’en vrai, c’est surtout le flux de pognon qui est libre.
Ah, Xavier Niel. L’homme qui voulait rendre tout free, sauf vous. Après le forfait mobile à 2 €, la fibre à prix plancher, voici Free TV, la télé “gratuite pour tous” (mais surtout pour Free).
On va parler de Nathalie, française moyenne, paisible, qui sort de sa grotte après des années sans ordinateur. Ses enfants, pleins de bonnes intentions (et de culpabilité post-fête des mères), lui offrent un PC tout neuf. Youpi, c’est Noël avant l’heure ! Mais il y a un hic. Car dans le merveilleux monde du numérique, rien n’est jamais vraiment “offert”.
Non, ce n’est pas un bug d’Excel, Linux gagne réellement du terrain en France, pendant que Windows, ce brave dinosaure corporatiste, commence à glisser sur sa propre obsolescence programmée. Et attention, on ne parle plus seulement du cliché du geek barbu tapant frénétiquement sur son terminal en buvant un café sans sucre : non, cette fois, monsieur et madame Tout-le-monde s’y mettent.
FranceInfo nous l’a annoncé très sérieusement : “Des métiers concurrencés ou remplacés par l’IA.” Rien que le titre donne envie de ressortir le Minitel pour respirer un peu. Selon l’article, OpenAI, Anthropic et d’autres géants auraient démontré que leurs modèles sont capables de “réaliser automatiquement des tâches complexes”, de “remplacer des cols blancs débutants” et que “le chômage pourrait grimper à 20 %”. Rien que ça. On sent déjà le futur dystopique où GPT-6 gère ton prêt immobilier pendant que ton frigo négocie un crédit carbone avec ton grille-pain.
Il était une fois, dans la paisible Belgique de la fin du XIXᵉ siècle, un juriste visionnaire qui avait une idée totalement folle : rassembler toutes les connaissances humaines en un seul endroit. Pas pour en faire un réseau social, pas pour vendre des aspirateurs sur Amazon, non. Juste pour que l’humanité devienne un peu moins stupide.
Il y a un truc qu’on lit souvent dans les forums, les meetups Linux, les conférences “sécurité” : “ C'est open source, donc on peut tout vérifier, donc c’est sécurisé. ” Évidemment, c’est faux et je vais casser le mythe en affirmant que "Libre et open source ne sont pas synonymes de sécurité”. Mais ce n’est pas simplement une pique cynique : c’est fondé, documenté, et truffé de paradoxes. Alors attache ta ceinture : on va explorer ce qui rend Linux (et le logiciel libre en général) potentiellement sûr mais aussi vulnérable, parce que le diable, comme toujours, est dans les détails.
Le 14 octobre 2025 devait sonner le glas de Windows 10. Fin du support gratuit, fin des illusions, début du stress collectif : « Comment vais-je regarder Netflix si Microsoft m’abandonne ? » Mais sous la pression de HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée), Microsoft a gentiment repoussé l’échéance d’un an. Un an de sursis, ou plutôt un an de réclusion supplémentaire dans une prison dont les barreaux s’appellent Microsoft 365, Cloud Azure et autres « menottes numériques » (DRM pour les intimes). Car ne nous trompons pas : si Microsoft vous dit « Vous êtes libres », c’est uniquement pour vous enchaîner à une chaise ergonomique, face à un écran bleu de la mort, avec un boulet « abonnement obligatoire » au pied.
En 1993, un type de 34 ans au CERN s’est dit : « Tiens, si je mélangeais l’Internet et l’hypertexte, on pourrait naviguer de page en page sans devoir recopier des adresses de 200 caractères. » Résultat : le World Wide Web. Pas une appli freemium avec pubs intégrées, pas un brevet monnayé à vie… Non. Un cadeau. Offert. Gratuit. Comme ça.
Bonne nouvelle : l’économie va bien. Enfin… pas la vôtre, mais celle de Google, Meta et consorts. Selon une étude de la Direction Générale du Trésor, nos clics, nos scrolls et nos pouces levés font tourner la machine. Mais derrière la gratuité des services numériques se cache un joli racket : on échange du temps de cerveau contre des pubs pour des yaourts probiotiques, en bonus une productivité en chute libre et une santé mentale façon gruyère.
Au début, programmer voulait dire rebrancher des câbles et s’arracher la peau des doigts. Puis sont arrivés les cartons troués, l’assembleur, FORTRAN et les compilateurs. Tout allait vers plus de simplicité… jusqu’à ce que le business se souvienne que « simplicité » rime aussi avec « profits ». L’histoire du logiciel, c’est une alternance entre collaboration géniale et confiscation des libertés. Deux fois. Et ça pourrait recommencer.
l’Albanie vient d’inventer le futur. Pas les voitures volantes, pas la colonisation de Mars. Non, bien mieux : une ministre générée par intelligence artificielle. Son petit nom : Diella, qui veut dire soleil en albanais. Parce qu’après tout, rien ne réchauffe plus un pays miné par la corruption qu’un bon vieux chatbot en tailleur traditionnel.
Sous le prétexte vertueux de vouloir « protéger les enfants », la Commission Européenne propose de scanner tous vos messages privés. Résultats : un cocktail de surveillance de masse, de faux positifs, et la fin du chiffrement. Bref, une recette Orwellienne servie avec le sourire.
Commençons par un fait : l’Internet d’aujourd’hui est un gigantesque buffet à volonté pour la connerie humaine. Une sorte de McDo cérébral où tu choisis ton complot préféré, tu l’arroses d’indignation bien grasse, et tu termines avec un petit milkshake de désinformation algorithmique. Bon appétit !
Ah, boycotter les produits américains ! Une noble quête qui, si elle était si simple, aurait déjà été accomplie depuis belle lurette. Pourtant, partout autour de nous, une pomme croquée, une prairie verdoyante ou un sourire béat devant une série en streaming nous rappelle la présence omniprésente des géants de la tech américaine. Mais ne désespérons pas ! Des alternatives européennes existent, tout en reconnaissant que se défaire totalement de l'influence américaine relève d'un défi très difficile, mais pas insurmontable.
Notre addiction aux services numériques états-uniens atteint des sommets ridicules. Pendant qu'on disserte sur la nécessité de relocaliser nos industries, personne ne semble prêt à réfléchir à un autre défi de taille : la relocalisation numérique.
Le gouvernement a pris une grande décision : moderniser l’administration avec l’intelligence artificielle. Oui, vous avez bien lu. Les 5,7 millions d’agents de la fonction publique française vont enfin avoir accès à des outils d’IA pour les aider dans leurs tâches quotidiennes. Enfin, en théorie...
DeepSeek R1, le modèle d'intelligence artificielle qui secoue l'écosystème IA depuis son lancement, va maintenant faire partie intégrante de Windows via Copilot+. Comme si l'univers de l'IA n'était pas déjà assez agité, Microsoft a décidé d'ajouter une nouvelle couche de complexité en intégrant directement DeepSeek R1 dans son écosystème Windows 11. Après tout, pourquoi se contenter d'un simple assistant IA quand on peut directement injecter un modèle ultra-puissant au cœur du système d'exploitation ?
Le 23 janvier 2025, la société française Linagora dévoilait à grand renfort de communication son intelligence artificielle nommée LUCIE. Ce modèle de langage élaboré dans une démarche open source était rendu accessible au grand public pour une phase d'expérimentation d'un mois. Malheureusement, deux jours seulement après son lancement, les critiques acerbes et moqueries des internautes ont contraint les concepteurs à suspendre temporairement l'accès à la plateforme.
En décembre 2024, Matt Mullenweg, co-fondateur de WordPress.org et CEO d’Automattic, a annoncé la suspension temporaire de plusieurs services essentiels de la plateforme phare du CMS open source. Cette décision, inédite en 21 ans, a secoué la communauté mondiale des développeurs, créateurs de contenu et utilisateurs de WordPress.
Les FOSS sont la colonne vertébrale de notre ère numérique. Ils alimentent nos smartphones, nos applications, nos services en ligne et même les infrastructures critiques. Pourtant, comme le révèle l’étude Census III, cet écosystème repose souvent sur des bases précaires. Dépendance aux comptes individuels, logiciels obsolètes encore largement utilisés, ou encore sécurité insuffisante des dépendances... Les défis ne manquent pas.
À l’heure où les images circulent massivement en ligne, souvent sorties de leur contexte ou manipulées, enseigner l’histoire devient un défi. Cet article explore comment les enseignants peuvent aider leurs élèves à développer un regard critique face à ces photographies trompeuses. Il met également en lumière des outils comme le projet VIRAPIC, qui vise à rétablir la vérité historique et à lutter contre la désinformation numérique.
La Fondation Mozilla, l'organisme à but non lucratif qui soutient le navigateur Firefox, a récemment annoncé un licenciement de 30 % de ses effectifs, en invoquant une « vague de changements implacable ». Cette restructuration vise, selon Mozilla, à accroître son agilité et son impact face aux défis technologiques actuels.
Le paysage de l’Intelligence Artificielle évolue rapidement, surtout en matière d'open-source. La définition de ce que signifie réellement l'« IA open source » est au centre des préoccupations de nombreux acteurs, qu’il s’agisse de gouvernements, de chercheurs ou d’entreprises. En France, un tournant décisif vient d’être pris : le Pôle d'Expertise de la Régulation Numérique (PEReN) a lancé un outil innovant pour guider les utilisateurs dans le choix de modèles d’IA, basé sur une grille de critères d’ouverture.
Le 25 septembre 2024, l'organisation noyb (None of Your Business) a déposé une plainte contre Mozilla, accusant le géant technologique d'avoir activé sans consentement une fonctionnalité de confidentialité, nommée “Privacy Preserving Attribution” (PPA), dans son navigateur Firefox. Cette fonctionnalité vise à remplacer les cookies de suivi traditionnels, permettant à Firefox de suivre le comportement des utilisateurs sur les sites web sans que ceux-ci aient à recourir à des cookies tiers.
Une nouvelle catégorie de licence logicielle, appelée « fair source », a été introduite par la société de logiciel Sentry. Cette initiative bénéficie du soutien de startups telles que Codecov, GitButler, Keygen, PowerSync, Ptah.sh et CodeCrafters. La licence « fair source » vise à combiner les avantages des logiciels propriétaires et des logiciels libres, en répondant aux tensions financières et communautaires qui existent entre ces deux mondes.
Google a récemment perdu un important procès antitrust aux États-Unis, une décision qui pourrait profondément affecter ses pratiques commerciales et l'architecture de l'internet. Le jugement rendu par le juge Amit P. Mehta du tribunal de district de Columbia a conclu que Google avait agi de manière illégale pour maintenir son monopole sur la recherche en ligne.
Vous avez probablement entendu parler de l'impact environnemental des technologies de l'information et de la communication (TIC). Eh bien, accrochez-vous, car les chiffres sont impressionnants. Le secteur des TIC représente à lui seul environ 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et ces émissions pourraient tripler en France d'ici 2050 si rien n'est fait. L'Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques, Postales et de la distribution de la presse en France), est sur le coup avec des propositions concrètes pour réduire cet impact.
L'incident récent impliquant Crowdstrike a paralysé une grande partie du monde, mettant en lumière une vérité déplaisante : notre dépendance quasi aveugle aux services des géants de la tech. Ma petite analyse rapide face à cette fatalité.
Voici un outil qu'il est bien (voir indispensable) pour tous ceux qui veulent comprendre et maîtriser le langage de la cybersécurité : le Cyberdico de l'ANSSI ! Préparez-vous à décrypter les mystères du vocabulaire informatique.
À partir du 13 juillet 2024, tous les appareils connectés commercialisés en France devront proposer une fonctionnalité de contrôle parental. Cette nouvelle obligation, issue de la loi Studer votée en mars 2022, vise à mieux protéger les mineurs des contenus inappropriés.
Dans quelle mesure les différentes générations sont-elles plus ou moins sensibles à la notion de surveillance ? Un regard sur les personnes nées au tournant des années 80 et 90 montre que ces dernières abandonnent probablement plus facilement une part de contrôle sur les données personnelles et n’ont sans doute pas eu totalement conscience de leur grande valeur.